Thursday, March 05, 2015

QUAND LES BUREAUX DEVIENNENT DES PARCS DE LOISIRS

Les images ci-dessus présentent ce que pourrait être le quartier général de Google aux alentours de 2020 - .

Les images ci-dessous présentent ce que pourrait être le parc de loisirs et de commerces Europa City aux alentours de 2020 - .

Ou quand la confusion des temps et des espaces du travail, du loisirs et du commerce se concrétise peu à peu à travers des projets emblématiques d'un certaine nouvelle modernité urbaine.

Europa City comme le Googleplex sont la concrétisation architecturale de l'explosion des frontières traditionnelles des lieux urbains sous l'influence de la révolution du digital qui nous a habitué depuis 10 ans à tout faire n'importe où, n'importe quand. 

On est dans la suite logique de ce que nous décrivons dans "Et si nos concepts étaient inopérants pour penser les mutations urbaines à venir ?".

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Wednesday, March 04, 2015

QUAND LES BUREAUX DEVIENNENT DES STADES

La révolution du jogging est née en Californie largement relayée et soutenue par une marque comme Nike - voir .

La révolution du bureau comme arène sportive viendra-t-elle de la Silicon Valley, et plus spécialement du futur siège social de Google ?

On peut se poser la question au vue des images produites par l'agence BIG pour ce qui pourrait devenir le futur Googleplex - plus

On ne sait plus très bien où l'on est : chez Google ? chez Nike ? à l'Insep ?

On est dans le prolongement de :
- "Et si on construisait des douches plutôt que des parkings ?"
- "Et si c'était Nike qui réinventait les imaginaires du bureaux ?"
- "Et si le post-fordism, c'état un homme en mouvement permanent ?"

Ces images sont la fusion de
-  "La paroi d'escalade comme bureau idéal ?"
et de
- "Des voitures toujours plus lentes et des piétons toujours plus rapides ?"

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Tuesday, March 03, 2015

TRAVAIL DU FUTUR / POURQUOI PARTOUT LES MÊMES VISIONS ?

Ces images pourraient être de nulle part et donc de partout.

Elles sont signées de l'agence Jacques Ferrier Architectures dans le cadre d'une réflexion pilotée par Constructa pour PSA sur la mutation possible des terrains de l'ancienne usine Citroën d'Aulnay-sous-Bois,  réflexion à laquelle Transit City fut associée.

Si je vous les propose aujourd'hui ce n'est pas pour vous parler du projet de PSA, mais pour prolonger mon précédent post sur les visions de Google pour son possible futur siège social.

Les images produites pour Google et PSA sont en effet étrangement similaires, se déployant autour des mêmes codes écolo-hight-tech à la fois clean et green.

Un peu comme si aujourd'hui il n'y avait pas réellement d'autres visions possibles du monde du travail, de la ville et de la mobilité.

Un peu comme si toutes les promesses de révolutions liées au net, au mobile à l'imprimante 3 D ne devaient influencer qu'à la marge la pensée sur les lieux de travail du futur - voir "Work in process - c'est quoi un bureau demain ?" et "Et si c'était le garage qui devait révolutionner l'habitat ?"

Comme si tout devait être interchangeable, fluide, pour finir dans une grande confusion - voir "C'est quoi ce lieu ? un campus ? une usine ?"

Ce sentiment de confusion ne peut que s'accentuer quand on compare les images faites pour PSA (ci-dessus) avec celles faites par exemple par Willmotte pour le projet 1 000 StartUp de la halle Freyssinet.

Dans ces images, le travail semble se résumer  à des réunions sur des canapés, dans des jardins ou dans des lieux de passages. On est entre le hall d'aéroport - voir  - et le salon de son domicile- voir .

Cette confusion des lieux peut apparaitre normale. Elle est même dans l'orde des choses, le digital faisant exploser toutes les frontières spatiales définies au XIX° siècle avec le fordisme - voir "Et si nos concepts étaient inopérants pour penser les mutations urbaines à venir ?"

Mais moi ce qui me surprend le plus, ce sont deux choses :

- C'est d'abord le manque d'imagination des architectes qui pensent pourtant être à la pointe de la réflexion urbaine, alors qu'ils ne font, en fait, que mettre en volume l'air du temps publié dans les magasines de décoration. Voilà une profession qui se perçoit visionnaire et qui est en fait de plus en plus souvent dans le grégarisme et le suivisme le plus plat. 

- C'est aussi - et surtout - l'absence totale de réflexion sociale qui accompagne ces visions. Comme si ces images étaient neutres, comme si les nouvelles méthodes de travail n'allaient pas changer radicalement nos modes de vie et avoir d'importants impacts sociaux. Ce qui est évidement totalement faux, car ces images sont le reflet d'une vraie révolution du travail et le symbole d'un néo-capitalisme qui n'ira pas forcément dans le bon sens pour tout le monde.

Il faut lire
- "Et si les nouveaux bureaux annonçaient la fin du salariat ?"
- "Travailler, surveiller, ne plus dormir"

mais aussi,
- "Why We're All Becoming Independent Contractors"
- "Three revolutions" ... à méditer plus particulièrement.

Monday, March 02, 2015

GOOGLE, LE TRAVAIL ET L'ARCHITECTURE : QUAND C'EST LA DÉMARCHE QUI COMPTE

Souvent certaines ambitions sont plus intéressantes par la démarche qu'elles engendrent que par les résultats qu'elle procurent.

Sans préjuger de la forme finale de son futur siège, la démarche de Google de faire travailler deux cabinets d'architectures, en l'occurrence BIG et Heatherwick Studio, pour réfléchir à quoi pourraient ressembler les espaces de travail de demain s'inscrit clairement dans ce cadre de démarche exploratoire pouvant profiter à tous.

Il ne s'agit pas pour Google de dire "Voila, ceci est demain", mais plutôt "Voilà les questions que l'on se pose et les pistes sur lesquelles on travaille"

Voir l'état des réflexions, .

Les premiers résultats de ce work in progress ne sont pas forcément très originaux, ni forcément totalement disruptifs, et pas forcément non plus à la hauteur de la révolution des méthodes de travail engendrée par le net, mais c'est normal.

En faisant appel à des architectes, ceux-ci répondent "architecture", et donc volumes et donc aussi gros poncifs de la bien-pensance urbaine actuelle avec verdure, open space et vélo. Mais qu'importe...

On sent en creux dans leurs propositions que l'approche des espaces de travail de demain est à revoir complètement et que potentiellement les réflexions sur le futur siège de Google peuvent remettre à plat les approches traditionnels du bureau.

Sauf évidement à déboucher sur un cluster autarcique de plus. C'est le risque...

Mais à cette étape du travail, on restera positif et plein d'espoir, surtout face aux mauvais délires du pauvre Franck Gerhy pour Facebook, voir - .

Dans l'état actuel de ce qui est présenté, on est clairement entre "Et si on se racontait une autre histoire du travail et de la mobilité ?" et "Et si nos concepts étaient inopérants pour penser les mutations urbaines à venir ?" C'est plutôt un bon départ.

Sur ce thème voir : 

Friday, February 27, 2015

H-K / UMBRELLA URBANISM

Quand à l'occasion d'une révolte étudiante, Honk-Kong devient un vaste camping - -, il peut être tentant de comprendre comment s'organisent les espaces qui se voient d'un coup dessaisis de leurs vocations initiales. C'est ce qu'a tenté de faire la petite équipe de Parallel Lab - voir . C'est une première étape.

Mais on aimerait évidement en savoir beaucoup plus sur la façon dont s'est organisée cette occupation, et notamment comprendre d'ou venait cette occupation très ordonnée de l'espace et les règles de vies qui y étaient associées - notamment ne matière ravitaillement alimentaire et de gestion des déchets. 

Un travail qui reste à mener surtout s'il se confirme qu'avec la multiplication des révoltes urbaines, apparait "une nouvelle architecture de la révolte" faisant du "camping un nouvel idéal urbain".

Pour essayer de mieux comprendre ce qui s'est passé cet automne à Hong-Kong, vous pouvez toujours lire les passionnants :

Et sur le rôle du camping dans la pensée urbaine, voir  ou .

Thursday, February 26, 2015

H-K INTERSTICES

Pour regarder Hong-Kong un peu autrement ou quand une histoire de tabouret pliant permet de repenser les espaces d'une ville-monde - .

C'est un excellent complément à "City without ground".

Wednesday, February 25, 2015

FROM THE MINE TO THE CITY ?

Les photos ci-dessus sont tirées du travail "American Mine" réalisé par David Maisel.

Les photos ci-dessous sont, elles, issues d'un travail de Michael Light sur l'urbanisation des périphéries de Las Vegas - .

Ces deux travaux n'ont donc a priori aucun lien, sauf quand on les rapproche et qu'on les confronte comme je me suis amusé à le faire ici.

On ne regarde plus les mines à ciel ouvert de la même façon. On leur imagine d'autres destins que celui de retourner à celui de friches plus ou moins paysagères.

Cela renvoie directement à "The Mine as model ?" et à "Mines and the cities"