Tuesday, January 27, 2015

ORANGE / HORS-NORMES

Quand une couleur devient le symbole du hors-normes, du danger, de l'évasion, d'une certaine solitude ... bref du plaisir.

Monday, January 26, 2015

ET SI LES CHINOIS AVAIENT UNE AUTRE APPROCHE DE L’INNOVATION ET DE L’EFFICACITÉ ?

Cet Atelier s'inscrit dans la continuité de nos réflexions conduites à la fois sur la Chine et sur les modes d'innovation :


On en reparle très vite plus longuement.

Les Ateliers Transit-City ont lieu au Pavillon de l'Arsenal de 8 h 45 à 11 heures
21 Bd. Morland 75004 PARIS.
Métro : Sully Morland.

L'inscription est toujours absolument obligatoire.

Thursday, January 22, 2015

C'EST QUOI SE DÉPLACER SUR UN MUR ?

 pour ce qui devrait rester l'exploit de l'année en matière d'alpinisme.

Et  le cadre d'une réflexion plus urbaine.

Wednesday, January 21, 2015

Tuesday, January 20, 2015

QUAND LA VOITURE ET LA RUE VONT CHANGER DE NATURE

Les slides ci-dessus sont extraits d'une présentation faite récemment à la CNIL (Commission national informatique et liberté) dans laquelle je souhaitais expliquer que la voiture connectée n'est pas seulement une histoire de technologies et de data, mais aussi le vecteur d'une vraie révolution urbaine qui va changer la nature de la rue. 

Ces slides reprennent 

Et cette question de la mutation de la rue devrait encore s'accentuer dans les années qui viennent sous l'influence des nouvelles mobilités piétonnes connectée, sportives et festives.

C'est en tout cas le sens du projet "Greenway" développé par Pink Cloud pour la 42 Street de New York

On n'est plus dans une rue.

On n'est pas dans un parc.

On n'est pas non plus sur la High Line.

On est dans un nouveau territoire urbain que l'on nomme rue, mais qui n'est plus la rue inventée au XX° siècle sous l'influence de la voiture.

Et le fait que le mobilier urbain proposé par Pink Cloud ressemble étrangement aux véhicules imaginés par Ideo, montre combien nos repères urbains traditionnels sont peu à peu en train d'exploser

On en reparle ce vendredi lors de l'Atelier Transit-City organisé autour de la question "Et si nous n'avions pas les bons mots pour penser les mutations urbaines à venir ?"

Monday, January 19, 2015

UN NÉCESSAIRE NOUVEAU LANGAGE ?

Quand les interrogations d'un publicitaire - Michel Hébert - rejoignent nos réflexions sur la façons de penser la ville et les mobilités d'aujourd'hui et renvoient très directement à notre notion de VUCA Urbanisme.
"Et si notre langage parfaitement maîtrisé mais conçu pour un monde bien ordonné, était obsolète par rapport aux situations de désordre et de plus en plus imprévisibles que nous vivons ? Avec pour conséquence le dérèglement des plans les plus solides. 
Dès lors, le questionnement de la sémantique que nous employons est crucial. Car, comme le souligne les propos de sémioticiens tels Alain Etchegoyen: «Dans un monde imprévisible, il nous faut nous habituer à réemployer des mots bannis de notre langage. Il nous faut réinventer une sémantique qui soit dans la mobilité, l’adaptation, un changement permanent» 
Les mots que nous avons inventés dans les années 30/40, pour fabriquer le monde dans lequel nous vivons, sont issus d’une volonté de penser que tous les problèmes pouvaient être résolus par le schéma organisationnel et le calcul.  En d’autres termes par la logique... La domination du monde était possible. Ainsi les termes, prévision, déduction, planification, optimisation, modélisation, sont issus de cette illusion. Et, mélangés les uns aux autres, ils ont formé la base des théories rassurantes encore employées actuellement. 
La sémantique «immobilisante» du monde de l’ordre, du monde «bien rangé». 
C’est une obsession naturelle que de voir ou imaginer que tout est bien rangé. Or, l’ordre implique l’immobilisme des choses. Certes, la réflexion marketing et communication, apprécie que tout soit bien à sa place, car les raisonnements sont facilités. Si par exemple, on emploie l’expression «photo du marché», c’est simplement parce que ce terme fige le marché sur un «mapping» où les marques y sont bien rangées, permettant ainsi une meilleure analyse. Mais l’artifice est bien réel. Car, entre temps, la situation dans la réalité a déjà évolué et par conséquent, sa synthèse aussi. 
Preuve que les mots de la sémantique «immobilisante» auxquels nous avons recours, nous rendent aveugles par rapport à la  réalité en mouvance perpétuelle. Mais, il est tellement plus facile de raisonner en pensant que le monde obéira à nos injonctions sémantiques «immobilisantes», qui permettent de tracer des routes sûres. 
Positionnement, héritage, territoire, ADN, ancrage, capital de marque...et puis osons le dire, «stratégie à long terme»… sont les mots de l’immobilisme… et du monde de l’ordre. Résultat ? Nous vivons une sémantique lourde, d’ancrage profond, au moment où les marques ont plus besoin de devenir des hors bord que des paquebots. La marque semble vivre dans un espace clos… pour la vie, et les conditions de marché sont suffisamment linéaires, pour garder le même cap à long terme. Or, il est urgent d’admettre une bonne fois pour toute que les marchés sont en désordre et mal rangés. 
Le langage de la rue «déconditionné» des normes professionnelles, invente une sémantique  adaptée au nouveau monde d’aujourd’hui: on clique, on surfe, on zappe, on glisse… Allo a été remplacé par «téou». Deux langages s’affrontent, celui de la rue, qui a compris le monde mobile et celui de l’entreprise qui est inhibé, immobile mais qui, à priori, rassure."
 - Michel Hébert
On en reparle ce vendredi lors de l'Atelier Transit-City organisé autour de la question "Et si nous n'avions pas les bons mots pour penser les mutations urbaines à venir ?"

Thursday, January 15, 2015

LE NOMADE EST CELUI QUI NE BOUGE PAS

"Le nomade se distribue dans un espace lisse, il occupe, il habite, il tient cet espace, et c'est là son principe territorial. Aussi est-il faux de définir le nomade par le mouvement. 
Toynbee a profondément raison de suggérer que le nomade est plutôt celui qui ne bouge pas. 
Alors que le migrant quitte un milieu devenu amorphe ou ingrat, le nomade est celui qui ne part pas, ne veut pas partir, s'accroche à cet espace lisse où la forêt recule, où la steppe ou le désert croissent, et invente le nomadisme comme réponse à ce défi.  
Bien sûr, le nomade bouge, mais il est assis, il n'est jamais assis que quand il bouge.  
Le nomade sait attendre, et a une patience infinie.  
Immobilité et vitesse, catatonie et précipitation, « processus stationnaire », la station comme processus, ces traits de Kleist sont éminemment ceux du nomade."  
Deleuze-Guattari, "Mille plateaux- éd. Minuit - 1980 
On en reparle le 23 janvier prochain lors de l'Atelier Transit-City organisé autour de la question "Et si nous n'avions pas les bons mots pour penser les mutations urbaines à venir ?"

 
Les dessins sont signés Thomas Rouziere.

Wednesday, January 14, 2015

HONG KONG FLOATING

Ces images sont tirées de l'excellente expo du MoMA, "Uneven Groth".

Elles sont signées de nos amis de Map Office associés aux équipes du Network Architecture Lab. Elles sont le résultat d'une réflexion sur l'évolution de l'urbanisme de Hong-Kong sous la double influence de la croissance démographique imposée par la Chine et la montée des eaux due au réchauffement climatique qui va contribuer à réduire le territoire - plus  et .
"Compressed between sea and mountains, Hong Kong is a chaotic, hybrid, and colorful urban territory characterized by its extreme density and geography. 
Formed by a collection of more than 250 islands, mostly inhabited, the city/territory is under pressure from Beijing to absorb new waves of mainland migrants in order to accommodate a 50 percent population increase to its 7.2 million inhabitants. 
The threat of exponential population growth in combination with scare land resources and rising sea levels suggest an opportunity to test an artificial island scheme that could extend to the Pearl River Delta and further along the Chinese coastline. 
Man-made islands offer an alternative, sustainable urban expansion with new modes of living, working, and entertaining. Paradigms of living conditions, islands exaggerate existing modes of production and consumption of urban spaces. As territorial fragments, their construction and destruction concentrates many of the forces of human civilization and offers a way to escape the present and to project the future.
Hong Kong Is Land proposes to add eight new artificial islands to the existing territory. In this way, it addresses various needs and features of prevailing contexts while taking into account near future situations. These artificial lands should not be recognized solely as islands or generators of maritime zones. Beyond offering a response to an unbalanced geography, the eight corresponding scenarios propose a new language through which to promote universal values and raise global awareness of specific contemporary issues. Myths, legends, fictions, stories, histories - as many narratives as possible are required to define the contours of a new territory."
Leur travail renvoie donc directement aux réflexions engagées dans le cadre de notre programme Catastrophic Cities et prolonge "Vers de nouvelles relations entre la mer et les villes ?"

Valérie Portefaix et Laurent Gutierrez, les fondateurs de Map Officefurent les premiers invités   des Atelier Transit City qui débutèrent en mai 2003 autour de la question "Hong-Kong, modèle urbain du XXI° siècle ?" Ça reste toujours d'actualité. Sauf qu'à l'époque on ne parlait que d'hyper-densité, et qu'aujourd'hui on parle en plus de catastrophe climatique.