Monday, August 31, 2015

NOUVELLE CARTOGRAPHIE : DE L'ARBRE AUX RHIZOMES ?

Il est parfois bon de se replonger dans les classiques, cela permet d'y trouver des pépites qui décrivent en quelques lignes la cartographie du nouveau monde mobile et connecté dans lequel nous vivons.
« Le nouveau système pourrait être nommé rhizome. 
N’importe quel point d’un rhizome peut être connecté avec n’importe quel autre, et doit l’être. 
C’est très différent de l’arbre ou de la racine qui fixent un point, un ordre. 
Nous sommes fatigués de l’arbre.  
Nous ne devons plus croire aux arbres, aux racines ni aux radicelles, nous en avons trop souffert. » (...)
« Le rhizome ne se laisse ramener ni à l’Un ni au multiple.
Il n’est pas fait d’unités, mais de dimensions, ou plutôt de directions mouvantes. 
Il n’a pas de commencement ni de fin, mais toujours un milieu, par lequel il pousse et déborde. 
À l’opposé d’une structure qui se définit par un ensemble de points et de positions, le rhizome n’est fait que de lignes. » (...) 
"Mille Plateaux" (1980) - G. Deleuze - F. Guattari
C'est un excellent complément à :

- "La fin des murs ? La fin des boites ? La fin du fixe ?"

- "Quand les barbares redessinent la carte."

- "C'est quoi une carte redessinée par les barbares ?"

On en reparle lors du prochain Atelier organisé le 25 septembre prochain autour de la question "Et si nous étions juste en train de changer de civilisation ?"

Friday, August 28, 2015

LA FIN DU FIXE : JUSTE 3 IMAGES

Trois images - pas forcément récentes - pour prolonger les précédents posts sur "la fin du fixe".

Plus avec "Vers un urbanisme de camping cars ?"

Wednesday, August 26, 2015

LA FIN DU FIXE : SÉOUL COMME ILLUSTRATION ?

Pour prolonger et alimenter la réflexion sur "la fin du fixe" engagée dans mes derniers posts, je voulais vous proposer ces quelques planches extraites de "Borrowed City", excellent petit bouquin sur les aménagements mobiles et informels de Séoul.

On y retrouve une approche très asiatique de la rue que l'on a, notamment, vu se déployer de façon exceptionnellement créative à Hong-Kong l'automne dernier lors du Umbrella Movement - voir "Tiers-lieux : Hong-Kong comme hypothèse et comme modèle ?"

De façon plus prospective, ça renvoie aussi directement à "Quand la voiture et la rue vont changer de nature".

 Et ne pas oublier "Et si c'était en Corée que s'inventait une partie de notre avenir urbain et mobile ?"

Tuesday, August 25, 2015

LA FIN DU FIXE : LE SPORTIF COMME ÉCLAIREUR ?

Si on pose comme principe que nous entrons dans une nouvelle civilisation fondée sur la mobilité et la fin du fixe - voir notre précédent post -, encore faut-il régulièrement ré-interroger cette hypothèse afin d'en montrer la pertinence pour penser le monde de demain.

C'est ce que nous avons tenté de faire avec nos réflexions sur l'évolution récente
- du travail - ,
- de l'industrie - ,
- de l'habitat - ,
- de l'urbanisme - .

Ces réflexions ont, en autres, été nourries par l'évolution de la façon de penser le monde des militaires américains depuis une quinzaine d'années -  - et les possibilité de ce que nous avons appelé un VUCA Urbanisme.

Nous avons aussi alimenter nos réflexions sur la façon dont les pratiques sportives ont peu à peu changé la nature des lieux - voir ,  ou .

Aujourd'hui il s'agit d'aller plus loin en posant une autre question que l'on pourrait formuler comme cela : et si le sportif de haut niveau était un éclaireur des modes de vies nomades ?

La réponse pourrait être évident oui, tant le monde mode de vie des athlète professionnels et de passer leur temps à se déplacer ... en essayant de le faire dans les meilleurs conditions possibles de conforts et de récupération. Ce n'est pas totalement par hasard si il y a quelques mois Nike a présenté un projet d'aménagement d'avion permettant aux athlètes de récupérer plus facilement - voir .

Si on se concentre sur un sport comme le cyclisme, un coup d'oeil sur le bus et les camions d'assistance technique de l'équipe Sky montre combien tout est pensé sous l'angle de l'autonomie.

Ce soucis d'autonomie a même poussé l'équipe Sky a imaginer utiliser un motor home (image ci-dessus) afin d'éviter à certains de ses coureurs de rejoindre un hôtel

Cette "innovation" n'a pas été sans ébranler le milieu très ringard et traditionnel du cyclisme professionnel à tel point que l'Union Cycliste Internationale en a interdit l'utilisation cet été sur le Tour de France ... au nom de l'équité sportive (ce qui ne manque de piquant de la part d'une instance qui couvre depuis des décennies toutes les pratiques de dopages les plus flagrantes)

Cette interdiction qui n'a pas empêché Sky d'amener son camping-car et ses bus magic sur le Tour - voir "Tour de France : pourquoi Sky a quand même emmené son motor-home" - et ainsi alimenter toutes les rumeurs sur les aménagements mystérieux qu'aurait pu cacher ce camion un peu spécial - voir "Qu'est-ce qu'il y a dans les bus Sky ?"

Si on dépasse les soupçons plus que justifiés vis à vis de cette équipe et de ses coureurs hors-normes, reste le terrain ouvert par Sky visant à construire une caravane permettant de s'autonomiser totalement des structures et des équipement fixes proposés lors des étapes. L'objectif est clairement de pouvoir tout gérer soit-même sans dépendre de l'extérieur.

C'est une logique que l'on connaissait depuis longtemps dans la Formule 1 - voir , mais qui commence à s'appliquer dans d'autres sports a priori très éloignés des enjeux techniques et technologiques de l'automobile. 

L'un des pionniers de cette démarche que je qualifie "d'autonomie totale par rapport au fixe", est le champion norvégien de biathlon Ole-Einar Bjoerndalen qui s'est récemment offert un "motorhome trainer" comprenant, outre six lits, une cuisine et une salle de bain, une salle de musculation, un tapis roulant pour la pratique du vélo et du ski à roulettes et un pas de tir tir laser ... - voir la vidéo, . (Merci à Patrick Roult pour cette belle découverte !)

C'est donc avec ce nouveau concept, la salle d'entrainement du sportif qui devient mobile et pas seulement son logement ou son matériel.

Une des hypothèses que l'on peut faire avec ce "motorhome trainer" est que à l'image des militaires, les sportifs de haut niveau soient les éclaireurs de ces nouveaux modes de vies fondées sur la mobilité et le principe devenu la norme avec la téléphonie mobile et le net du "ce que je veux, quand je veux, comme je veux".

C'est pour continuer à explorer cette piste, et dans la lignée de "Nouvelles façons de penser", que nous lançons le chantier "Mobile Sport - Et si les sportifs étaient les précurseurs d'un monde où tout se devrait d'être mobile ?"

On y revient très vite.

Et en attendant, vous pouvez toujours jeter un coup d'oeil sur :
- "Home is where you park it"
- "Camping Transformers"
- "The Rolling Lodge"

Monday, August 24, 2015

LA FIN DES MURS ? LA FIN DES BOITES ? LA FIN DU FIXE ?

(…) « L’ancien monde était construit de murs. Murs, villes et ports, asiles de morts …  
Ces murailles concentrées contenaient cent concentrations : de femmes et d’hommes, fermes ou villes; de grains, silos et greniers; de vins, caves et celliers; malades, cliniques et hôpitaux ; de voyageurs, hôtels et caravansérails ; d’argent, tirelire, banques, trésor, capitaux ; d’eau, barrages et carafes ; d’étudiants, de professeurs, écoles maternelles et universités ; de condamnés, prisions  de livres, libraire, bibliothèques ; d’électricité, piles et les biens nommés accumulateurs … 
J’arrête cette liste, nous ne connaissons que des boîtes» (…) 
(…) « Nous n’avons jamais cesser de cristalliser les flux, de transformer une foule éparse en dix institutions ; nous n’avons jamais cessé de capitaliser, de transformer la cueillette en champ de blé, la chasse en basse-cour, écurie et grange, la rivière en biefs et barrages, le ciment et le sable en muraille, en classes rangées les jeux d’enfants, l’amour en mariage, la foule enfin en villes, armées, tribunaux, prisons et royaumes. » (…) 
(…) « Notre société va ressembler à un tourbillon de flux : envoyés, passagers dans les gares et les aéroports, informations, données subtiles, monnaie volatiles … » (…) 
(…) « Jadis et naguère, nous vivions concentrés ; nous existons distribués désormais, comme flux parmi les flux, alors que nous vivions encaqués dans des boîtes … 
Il n’y a plus de boîte, il n’y a plus de caque, il n’y a plus de mur. 
Un maire ou un ministre inauguraient des bâtiments ; il n’y a plus de bâtiments, il n’y aura plus de maire ou de ministre. » (…) 
(…) Formés à la dureté, nous trouvons aujourd’hui difficile, parmi la fluidité sociale, d’imaginer des institutions, une organisation sociale adaptées à l’âge doux. (…)
Michel SERRES - « Le Gaucher boiteux » - ed. Le Pommier
Parfois certaines lignes disent exactement ce que vous ressentez face à l'évolution du monde. Celles ci-dessus en font partie.

Elle prolongent parfaitement "Et si nos concepts étaient inopérants pour penser les mutations à venir ?"

On y revient lors du prochain Atelier organisé le 25 septembre prochain autour de la question "Et si nous étions juste en train de changer de civilisation ?"

Friday, August 21, 2015

ET SI NOUS ÉTIONS JUSTE EN TRAIN DE CHANGER DE CIVILISATION ?

C'est autour de ces questions qu'aura lieu le 25 septembre le prochain Atelier Transit-City au Pavillon de l'Arsenal.

C'est une des facettes de notre réflexion "Du post-fordism au pré-fordism ?"

Et ci-dessous quelques verbatims pour commencer à réfléchir à la question.

Pourquoi nous changeons radicalement de monde économique.


Pourquoi nous changeons radicalement de monde politique.


Cet Atelier sera le prolongement et l'enrichissement de
et de 

On en reparle très vite.

Thursday, August 20, 2015

DROLES DE FORMES POUR UN AÉROPORT

Et si demain un aéroport ne ressemblait plus à un aéroport mais à une ville ?

Éléments de réflexion avec le très virtuel Stockholm City Airport.

Pour des réflexions qui s'en approchent, voir :
- "C'est quoi un aéroport ?"
- "Mega super express airport"
- "Estuary of the Thames, a next european hub ?"
- "Vers des micro-aéroports nomades ?"

Wednesday, August 19, 2015

Monday, July 06, 2015

NOUVELLES FAÇONS DE PENSER

On va continuer à réfléchir...  mais ailleurs et autrement, sur l'eau et en montagne.

Et on se retrouve fin août.