Thursday, January 19, 2017

ET SI ON REGARDAIT MARSEILLE COMME UNE VILLE DE MONTAGNE ?

Depuis une quinzaine d’années, l’un des grands talents de Red Bull est de casser les approches de la ville en y organisant des compétitions de sports extrêmes - voir , ou .

C'est cette capacité à changer le regard sur des lieux du quotidien et d'y inventer de nouvelles façon de s'y mouvoir qui nous a conduit chez Transit-City à faire de Red Bull un grand acteur de la mobilité au même titre que Nike - voir "Vers une Red Bull mobility ?"

Ce qui s’est passé ce week-end à Marseille avec la compétition de "Crashed Ice" en est une excellente et nouvelle illustration.

On va pas essayer de vous faire croire que cette compétition est forcément passionnante - c'est même assez con et répétitif - le seul intérêt de ce genre d'épreuves étant de voir des mecs se viander, voir,

Ce qui nous intéresse dans cette épreuve, c'est comment la construction d'une piste de glace () peut changer radicalement le regard sur un lieu, en l'occurrence une partie du Vieux port.



L'idée n'est pas de dire que cette piste est une réponse aux enjeux de mobilité, mais plutôt d'évoquer sa puissance d'imaginaire créatrice.

Le patin à glace à Marseille, c'est évidement une aberration.  

Mais le patin à glace à Marseille, ça peut aussi être une autre façon de penser les espaces de la rue, une autre façon de penser les escaliers, une autre façon de penser la mobilité, une autre façon de penser la ville et ses dénivelés ... 

Et cela peut s'appliquer à toutes les villes du monde. Voir, par exemple, ci-dessous la puissance poétique et d'évocation de la piste à Edmonton entre le fleuve et la route. 

On en reparle le jeudi 26 janvier lors de notre Atelier "Et si la montagne nous aidait à penser autrement la ville et ses mobilités ?"

Wednesday, January 18, 2017

ET SI ON REGARDAIT RIO COMME UNE VILLE DE MONTAGNE ?

Et si on acceptait de sortir de nos images traditionnelles de Rio de Janeiro pour penser la façon de s'y déplacer ? - voir "Le string et les Havaïanas comme nouvelle imaginaire de la mobilité ?"

Et si on regardait un peu moins la plage et qu'on acceptait de lever un peu la tête pour regarder Rio un peu autrement ?

Et si faisait le constat que la mobilité carioca réunissait tout simplement deux des grands éléments constitutifs de la mobilité montagnarde, à savoir le téléphérique et l'escalade ? 

Bref, et si on faisait l'hypothèse que c'était à Rio que la mobilité montagnarde avait le mieux joué son rôle innovant en venant irrigué un territoire urbain a priori très éloignés du monde de la montagne ?

Le premier élément de réponse pourrait venir de la présence des téléphériques dans la ville, non plus seulement pour monter en Pain de sucre, mais pour desservir des quartiers entiers de favelas - voir Teleférico do Alemao.

Ces réalisations ont d'ailleurs suscité pas mal de réflexions prospectives loin d'être inintéressantes sur la façon dont les téléphérique pourraient demain être à la base d'une nouvelle approche urbaine fondée sur la verticalité - voir "The next brasilian hyper-density ?

L'autre élément de réflexion est l'émergence depuis quelques années de l'escalade sur les différentes montagnes de la villes.

Le mouvement est partie d'associations sportives à vocations sociales comme le Centro de Escalada Urbana soutenue par la Red Bull Amaphiko - plus d'infos  et très bon petit film .

Le Centre s'est, de plus, récemment doté d'une salle d'escalade (image ci-dessous) afin de soutenir cette activité au coeur même des favelas.

Ou quand la montagne devient une alternative au foot ...

On reparle de tout cela le jeudi 26 janvier lors de notre Atelier "Et si la montagne nous aidait à penser autrement la ville et ses mobilités ?"

Tuesday, January 17, 2017

QUAND LA VOITURE DEVIENT MUR D'ESCALADE

Cela fait longtemps que certains grimpeurs entretiennent avec leur van un rapport très particulier. C'est non seulement leur moyen de déplacement et de logement, mais aussi pour certains d'entre eux leur lieu d'échauffement avant d'attaquer une course (voir les images ci-dessus)

Mais jusque-là, personne encore n'avait imaginé un mobile home "mur d'escalade".

C'est désormais chose faite avec la "Tiny Adventure Home".

C'est d'une certaine façon l'envers de la transformation du garage en lieu de grimpe et d'escalade - voir et . C'est maintenant le véhicule qui lui-même devient une paroie d'entrainement.

Ça peut renvoyer à "Fin du fixe : le sportif comme avant-garde ?"


QUAND LA VOITURE DEVIENT UN GARAGE

Pour prolonger le précédent post sur les différentes façons de penser le 4x4 - voir, , je voulais vous proposer ces images de Super Tourers conçu par l'australien Patriot Campers.

C'est le reflet d'un rapport typiquement australien au territoire et à la mobilité - voir Camping Transformers", mais aussi "Moving Cattle" sur l'influence des convois longs dans les imaginaires. 

La voiture est pensée comme une garage mobile devant pouvoir répondre à tout les types de mobilités.

L'idée est d'être totalement autonome et... seul. On est donc à l'opposé de l'approche américaine décrite dans "Vers un urbanisme de camping car ?" où l'on recherche la compagnie des autres.

Monday, January 16, 2017

ET SI LE 4x4 ÉTAIT DEVENU UNE CATÉGORIE POLITIQUE ?

Traditionnellement la politique se définit par et sur du fixe : un territoire bien délimité et des citoyens domiciliés à une adresse bien déterminée. 

L'analyse politique se faisait t donc de façon traditionnelle à partir d'une analyses de lieux fixes : des lieux de résidence, des circonscriptions électorales, des typologies socio-professionnelles lié à des zones urbaines ou rurales.

Bref, sur du fixe.

Mais dans des sociétés de mobilité généralisée comme le sont devenues les nôtres, pour comprendre les motivations politiques des citoyens, faut-il regarder là ou ils habitent ou comment il se déplacent ?

C'est une des questions que je me suis se posé en lisant le tres stimulant "Architecture that constructs a better world, not better bubbles, is the true task in this new year" de Aaron Betsky, qui fait un lien entre la civilisation du 4x4 et la victoire de Trump

Cet article concerne les États-Unis mais, bien évidement, ce genre de grille de lecture politique fondée sur la mobilité pourrait s'appliquer à tous les pays.

"We live in a pick-up nation, and we have elected a president who represents that particular mobile bubble. Those of us who live in virtual bubbles, isolated from reality and work in our connected and conditioned world, never imagined that the political disaster of the last election could befall us."(...)
(...) "Now we will have to live with the revenge of the Pick-Up Nation cruising on our federally subsidised roads, burning fossil fuels (as all of us do) and shrugging their shoulders at any investment in public transportation or infrastructure while their chosen overlords relax in their own condo cocoons and business-class bubbles. Meanwhile, people like me (my Facebook friends, my colleagues, my associates) will have the privilege of pretending reality does not exist as we retreat into our own bubbles." (...)
(...) "Pick-up trucks and their delivery versions have transformed the American landscape into one of strip malls, warehouses, and ever more isolated residential developments. We are moving beyond the purely car-dependent landscape.(...)
(...) "But the landscape the pick-up helped to shape has become our vernacular landscape. Life in a pick-up truck is reality-bound, suburban, or rural. It takes places outside the rarified crystal cities where both the very rich and the very poor live. People who drive pick-up trucks have – or had – real jobs, often involving physical labour. They have to move around a lot, from home to work, to stores, to schools, to health care and to each other." (...) 
(...) "Pick-up drivers do not need trains, buses, or, generally, airports, and so I doubt that we will see much investment at a federal level in these aspects of infrastructure in the near future."(...) 
On est pas forcément très loin de la fable des "Mange-bitume".

Friday, January 13, 2017

ET SI LES LIEUX DE TRANSIT DEVENAIENT DES PUISSANCES POLITIQUES ?


Il faut absolument lire "Inside LAX's New Anti-Terrorism Intellignec Unit" paru dans The Atlantic de cette semaine.

Au départ, il y a une enquête du toujours impeccable Geoff Manaugh sur les services de sécurité de LAX, l'aéroport international de Los Angeles.

A l'arrivée, il y a une réflexion politique remarquable sur la façon dont le terrorisme et l'obsession sécuritaire sont en train de transformer les lieux de transit en forteresses modernes devenant des entités politiques quasi-autonomes disposant, pour certaines d'entre elles, de plus de puissance de surveillance et d'espionage que certains états.
 (...) "Under the moniker of “critical infrastructure protection,” energy-production, transportation-logistics, waste-disposal, and other sites have been transformed from often-overlooked megaprojects on the edge of the metropolis into the heavily fortified, tactical crown jewels of the modern state. 
Bridges, tunnels, ports, dams, pipelines, and airfields have an emergent geopolitical clout that now rivals democratically elected civic institutions." (...) 
 (...) "It might sound like science fiction, but, in 20 years’ time, it could very well be that LAX has a stronger international-intelligence game than many U.S. allies. LAX field agents could be embedded overseas, cultivating informants, sussing out impending threats.  
It will be an era of infrastructural intelligence, when airfields, bridges, ports, and tunnels have, in effect, their own internal versions of the CIA—and LAX will be there first. (...)
Une analyse qui peut être mise en regard avec "Airport : the perfect space for a new terrorism museum ?"

Thursday, January 12, 2017

L'HOMO URBANUS EST-IL HORIZONTAL OU VERTICAL ?

Dans "La Traversée des Alpes - Essai d'histoire marché", Antoine de Baecque consacre sous l'intitulé "L'homo alpinus est-il vertical ou horizontal ?", plusieurs pages à la distinction faite au début du XX° siècle entre les randonneurs et les alpinistes ou, dit autrement, entre ceux qui marchent et ceux qui grimpent.

A priori cette distinction a peu de chose à voir avec la mobilité urbaine.

Sauf qu'avec le phénomène croissant des rooftopers - et - et une stégophilie de plus en plus tendance, les choses son train de changer. Et la question peut aujourd'hui légitimement se poser de savoir si nous n'allons pas être amenés à voir les murs d'immeubles comme à des parois de montagne et devoir réfléchir à une nouvelle mobilité urbaine verticale ? - voir des exemples dans "Vertical

L'escalade d'immeuble, longtemps associée à l'imaginaire des cambriolages, est en train de rejoindre les imaginaires très désirables de la sportivité et de l'alpinisme. Et on peut compter sur la pub pour contribuer à cette mutation des références et des regards avec des campagnes comme celle Zerogrand ci-dessous ou celle de Nike pour sa gamme ACG, .

Certes il y a de la marge avant que la stégophilie devienne un phénomène de masse, mais le besoin de nouveauté et de transgression est tel dans nos sociétés, que le phénomène devrait toucher une part de plus large d'une certaine frange de la population à la recherche de nouvelles sensations.

D'autant que cette mutation des regards pourrait encore s'accentuer dans les années qui viennent avec l'émergence de nouvelles pratiques artistiques associant danse et techniques alpines - voir "les Olympiades verticales".

On en reparle le jeudi 26 janvier lors de notre Atelier "Et si la montagne nous aidait à penser autrement la ville et ses mobilités ?"

Tuesday, January 10, 2017

Monday, January 09, 2017

ET SI NOS MAINS REVENAIENT AU COEUR DE NOS RÉFLEXIONS MOBILES ?

Les réflexions actuelle autour de la mobilité se font surtout autour des pieds et des roues, jamais autour des mains.

Pourtant
dans certaines techniques de mobilité, comme l'alpinisme, les mains sont souvent l'égales des pieds.

Est-ce que l'alpinisme pourrait nous permettre de penser autrement le rôle des mains dans la mobilité urbaine ? - voir "Mobilité transgressive, encore..." ou "Et si Shanghaï devait concurrencer Chamonix ?"

Surtout qu'au delà de l'alpinisme, des lignes d'horizon passionnantes sont en train de se dessiner autour de la main - voir, "le gant comme futur enjeu ?"

On en reparlera le jeudi 26 janvier lors de notre Atelier "Et si la montagne nous aidait à penser autrement la ville et ses mobilités ?"

Friday, January 06, 2017

LE FASTPACKING COMME AVENIR DE LA MOBILITÉ ET DU TRAVAIL ?

Le fastpacking, une nouvelle tendance qui renouvelle encore un peu plus l'approche de la mobilité montagnarde et qui devrait, en toute logique, irriguer très rapidement les imaginaires de la mobilité urbaine.

On ne peut, en effet, que faire un lien entre le fastpacking et le phénomène en hausse du "every day carry" qui se décline aujourd'hui chez les digital nomads urbains - voir  et .

En terme de réflexion prospective sur la ville, le fastpacking peut donc renvoyer à "demain pratiquerons nous la ville comme nous pratiquons un sport ?", mais aussi à la question "c'est quoi un bureau demain ?"

On reparle de tout cela le jeudi 26 janvier lors de notre Atelier "Et si la montagne nous aidait à penser autrement la ville et ses mobilités ?"

Thursday, January 05, 2017

ET SI LE SKI N'ÉTAIT PLUS ASSOCIÉ À LA MONTAGNE ?

Pour poursuivre notre réflexion sur l'évolution du ski - voir "et si le ski n'était plus associé à la neige ?" - je voulait vous proposer de regarder "Tracing Skyling" ou comment les ruines industrielles de Detroit peuvent se transformer en pistes de ski.

Ça peut être vu comme prolongement de "et si le ski remplaçait le skate ?"

Voir aussi "Who Need Mountain ?"

On en reparle le jeudi 26 janvier lors de notre Atelier "Et si la montagne nous aidait à penser autrement la ville et ses mobilités ?"